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Kazoku Game (家族ゲーム)

par Whoovy

Synopsis: Kazoku Game est un roman écrit par Honma Yohei.
Le professeur Yoshimoto Koya devient le tuteur d’un élève nommé Numata Shigeyuki, sur le point d’abandonner l’école. Afin d’obtenir des résultats immédiats, le père de ce dernier conclut un accord avec le professeur Koya : Il recevra un bonus de 100 000 yens si Shigeyuki retourne à l’école au bout d’une semaine. Koya accepte l’offre en estimant n’avoir besoin que de 5 jours pour accomplir sa mission, à la seule condition que nul n’interfère avec ses méthodes d’enseignement.
Doté d’un beau visage et d’un franc-parler, Koya s’avère être un tuteur imprévisible et loufoque. Comment parviendra-t-il à aider Shigeyuki, jeune garçon victime d’intimidation, trahi par son meilleur ami et passant tout son temps renfermé chez lui ? Comment l’amènera-t-il à changer ses habitudes ?
Quel but cache-t-il réellement derrière cet enseignement aux méthodes peu communes ? [source: Nautiljon]

Informations:

Pays: Japon
Épisodes: 10
Genre: Famille, psychologique
Diffusion: Avril -> Juin 2013
Chaîne: Fuji TV
Durée: 46 min
Interprétation: Sakurai Sho, Kamiki Ryunosuke, Suzuki Honami, Itao Itsuji, Uragami Seishu, Kutsuna Shiori…


Kazoku Game nous offre un portrait de famille percutant. Les dramas japonais, comparés aux dramas coréen ou taïwanais, n’hésitent pas à mettre en avant leur société. Ils osent la critiquer. Kazoku Game ne déroge pas à la règle. C’est avec une grande finesse que nous est dépeint tout les rouages de cette société déstructurée. Tout n’est qu’apparence.

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Le scénariste construit pas à pas son histoire. Il prend son temps et lui seul sait où il va. On regarde impuissant virevolter ces personnages dont le comportement nous échappe. On perd pied face à cette intrigue bien montée. On est tout le long du drama plongé dans une semi obscurité. Une question reste en suspend: que va t il se passer ensuite? La frontière entre vérité et mensonge est quasi inexistante. On ne sait que croire. La réalisation ponctuée par de long plan silencieux, l’OST (un peu trop présente à mon goût) et la psychologie des personnages sont autant d’éléments participant à cette mascarade des apparences. Tout est orchestré. Les dés sont lancés. Le jeu peut enfin commencer.

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Le personnage principal Yoshimoto Koya joué par Sakurai Sho est, sans aucun doute, celui qui mène la danse. Il manipule tout le monde: aussi bien nous, les spectateurs, que les autres protagonistes. Il a toujours un temps d’avance. C’est une véritable bombe à retardement. Il n’a eu de cesse de me décontenancer. Il constitue à ce jour le personnage le plus cinglé et mystérieux qu’il m’est été donné de voir à dramaland. J’ai adoré ses différentes facettes. Son physique et, plus particulièrement, son sourire lui confèrent un air enfantin (c’est simple, j’avais l’impression, à chaque fois qu’il souriait, de voir un petit hamster joufflu XD ) alors même que son comportement nous indique tout le contraire. Violent, effrayant…ses méthodes sont, on ne va pas se le cacher, quelque peu douteuse. Malgré tout, je n’ai  pu m’empêcher de lui trouver des excuses. Jusqu’au bout je me suis dit que s’il agissait de la sorte c’était pour une bonne raison. Il m’a fasciné du début à la fin. Faut dire que Sakurai Sho est plus que convainquant. Ce personnage est le nerf central du drama. C’est le maître du jeu.

Kazoku-Game-Ep-07-000Les autres personnages sont tout aussi intéressant. Cette famille en apparence semble parfaite. Mais cette image n’est qu’illusion. Ils se détruisent mutuellement sans s’en rendre compte. Les masques finissent par tomber. Les secrets sont dévoilés et c’est avec stupéfaction qu’on les voit tous se retourner les uns contre les autres. J’avais l’impression d’assister à une véritable expérience scientifique: jusqu’où vont ils aller? Il a fallut d’un personnage, Yoshimoto Koya, pour que tout éclate. La vérité finit par les rattraper. Ils sont mis devant leurs actes. Yoshimoto Koya revêt la robe de juge tandis que nous, spectateur silencieux, devenons de précieux témoins. Les erreurs de chacun sont mise en lumière.
Le père (joué par Itao Itsuji), bourreau du travail, délaisse sa famille pour se réfugier dans les bras d’une jeune femme tandis que la mère (joué par Suzuki Honami) impuissante face à la rébellion de ses fils se laisse marcher dessus et se réfugie dans les jeux d’argents.
Le fils aîné, Numata Schinichi (joué par Kamiki Ryunosuke), sous ses airs de premier de la classe, vole des magazines, crève des pneus…pour décompresser tandis que le fils cadet, Numata Shigeyuki (joué par Uragami Seishu) passe du statut de victime à celui de petite brute sans pitié.

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C’est avec force que nous est décrit ce portrait de famille. La tension s’accumule au fils des épisodes et atteint son climax dans l’épisode 8. On est estomaqué devant la tournure des évènements. Je dois dire que je m’attendais vraiment pas à les voir plonger aussi bas. Tout le monde pète les plombs.
J’ai cependant été déçu par la fin car celle ci est prévoyante. Et c’est là le problème. Elle paraît tellement logique qu’on en vient à douter. Pendant tout le drama on ne savait que croire et là tout d’un coup on nous sort une fin peu surprenante. On ne peut que se demander, comme Numata Schinichi, si ce qui c’est passé 8 ans plus tôt c’est produit comme Yoshimoto Koya l’affirme. Le mystère plane jusqu’au bout.


Note de Whoovy: 8.5/10
Note de Dushbadou: 8.5/10

Note finale: 8.5/10

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